Me revoici un peu découragée avec ma situation
au travail. J’étais super enthousiaste
lorsque je rédigeais mon plan de travail mais là depuis la semaine dernière je
suis tirée entre la CNOP-G (le partenaire pour lequel je travaille) et le CECI
(l’organisation national qui gère le programme des volontaires au Canada et
ici).
Donc ici on est des volontaires du CECI et
chacun d’entre nous travaille pour un de leur partenaire local (la CNOP-G dans
mon cas). Lorsqu’on commence le boulo,
la première étape après s’être familiarisé avec l’organisation est d’élaborer
un plan de travail pour le mandat qu’on a été choisi. Le tout se fait avec notre homologue qui est
un membre du personnel de notre partenaire travaillant dans le même domaine que
nous. Mon homologue est le chargé de
suivi-évaluation et projets de la CNOP-G.
En mai dernier, le Président de la CNOP-G a décidé de transférer le
volet égalité hommes et femmes à mon homologue (sans aucune raison). La personne qui s’en occupait avant avait
beaucoup de connaissances et d’expérience mais mon homologue pas autant.
Donc tout ca pour dire que j’avais élaboré mon
plan de travail selon les deux grands volets qu’on m’avait assigné. Mon homologue était d’accord et il restait
seulement à le faire approuver par le chargé de programme du CECI. Lors de cette rencontre, le chargé de
programme trouvait que la vision était bonne mais qu’il fallait recadrer un peu
car la cible était trop grande. En autre
mots, le résultat recherché ne serait pas atteint et il n’y aurait pas assez d’argent
pour financer mes activités. On a donc
recadré pour se concentrer sur une seule région de la Guinée (il y a quatre
grandes régions naturelles en Guinée).
Cependant la région choisie est aussi la plus éloignée de Conakry (voir
2 jours de route sur une voie en très piètre état). Le CECI m’a donc convié pour une autre
rencontre cette semaine pour me dire que le choix de la région n’était pas
idéal. En choisissant une région
éloignée comme la Haute Guinée, il serait très difficile pour moi d’assurer le
suivi des activités et de vraiment bien appuyer le Collège des femmes là bas
(encore la distance et l’argent). Évidemment
c’est moi qui doit annoncer ca à mon homologue qui semble un peu déçu et
perplexe. Je lui ai dit qu’une rencontre
entre nous et le CECI était prévu pour la semaine prochaine pour mettre les
choses au clair.
Voilà…je suis donc là à me demander ce que je
dois faire pour aller de l’avant. Je fais de la lecture. J’anticipe les
formations que j’aurai à donner et j'essaie de me préparer un peu. Par contre, c’est
pas très motivant quand on a l’impression d’être là dans le vide. Le rythme africain est lent….parfois je l’apprécie
mais parfois je le déteste. Je crois
vraiment que ceci sera mon dernier mandat hors pays pour un certain temps. Je crois que la stabilité de chez moi me
manque. Ceci est ma 3e année
à l’étranger. Bien que ce continent m’appelle et que je sois quand même bien adaptée,
il reste que chez nous est toujours ce qui a de plus réconfortant.
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