lundi 22 octobre 2012

Quelques images enfin

Une petite sieste avec ma Meeka

Au marché Bonfi à côté de chez moi

Pas trop certaine....c'est le chaos

Le jour du déménagement

La cuisine
Vue de mon balcon de cuisine...la mer à l'horizon

Le salon

ma chambre

Lever du soleil sur la mer

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jeudi 18 octobre 2012

Pas de tortue


Me revoici un peu découragée avec ma situation au travail.  J’étais super enthousiaste lorsque je rédigeais mon plan de travail mais là depuis la semaine dernière je suis tirée entre la CNOP-G (le partenaire pour lequel je travaille) et le CECI (l’organisation national qui gère le programme des volontaires au Canada et ici).   

Donc ici on est des volontaires du CECI et chacun d’entre nous travaille pour un de leur partenaire local (la CNOP-G dans mon cas).  Lorsqu’on commence le boulo, la première étape après s’être familiarisé avec l’organisation est d’élaborer un plan de travail pour le mandat qu’on a été choisi.  Le tout se fait avec notre homologue qui est un membre du personnel de notre partenaire travaillant dans le même domaine que nous.  Mon homologue est le chargé de suivi-évaluation et projets de la CNOP-G.  En mai dernier, le Président de la CNOP-G a décidé de transférer le volet égalité hommes et femmes à mon homologue (sans aucune raison).  La personne qui s’en occupait avant avait beaucoup de connaissances et d’expérience mais mon homologue pas autant. 

Donc tout ca pour dire que j’avais élaboré mon plan de travail selon les deux grands volets qu’on m’avait assigné.  Mon homologue était d’accord et il restait seulement à le faire approuver par le chargé de programme du CECI.  Lors de cette rencontre, le chargé de programme trouvait que la vision était bonne mais qu’il fallait recadrer un peu car la cible était trop grande.  En autre mots, le résultat recherché ne serait pas atteint et il n’y aurait pas assez d’argent pour financer mes activités.  On a donc recadré pour se concentrer sur une seule région de la Guinée (il y a quatre grandes régions naturelles en Guinée).  Cependant la région choisie est aussi la plus éloignée de Conakry (voir 2 jours de route sur une voie en très piètre état).  Le CECI m’a donc convié pour une autre rencontre cette semaine pour me dire que le choix de la région n’était pas idéal.  En choisissant une région éloignée comme la Haute Guinée, il serait très difficile pour moi d’assurer le suivi des activités et de vraiment bien appuyer le Collège des femmes là bas (encore la distance et l’argent).  Évidemment c’est moi qui doit annoncer ca à mon homologue qui semble un peu déçu et perplexe.  Je lui ai dit qu’une rencontre entre nous et le CECI était prévu pour la semaine prochaine pour mettre les choses au clair.  

Voilà…je suis donc là à me demander ce que je dois faire pour aller de l’avant. Je fais de la lecture. J’anticipe les formations que j’aurai à donner et j'essaie de me préparer un peu. Par contre, c’est pas très motivant quand on a l’impression d’être là dans le vide.  Le rythme africain est lent….parfois je l’apprécie mais parfois je le déteste.  Je crois vraiment que ceci sera mon dernier mandat hors pays pour un certain temps.  Je crois que la stabilité de chez moi me manque.  Ceci est ma 3e année à l’étranger. Bien que ce continent m’appelle et que je sois quand même bien adaptée, il reste que chez nous est toujours ce qui a de plus réconfortant.

jeudi 11 octobre 2012

Cacophonie by night et insalubrité by day


Décidemment je ne suis pas assidue avec mon blog.  La connexion internet est un peu problématique ici.  Normalement au travail il y a internet mais depuis 2 semaines elle ne fonctionne pas.  J’ai une clé internet pour la maison mais les crédits que j’y mets s’écoule vite disons.

Me voici donc.  J’ai finalement emménagé dans mon appartement mercredi dernier.  C’est un grand appartement 3 chambres, salon, salle à manger, cuisine et 2 salles de bain avec un balcon attaché à chaque pièce pratiquement.  Évidemment un peu trop grand mais au moins j’ai un endroit où habité après 1 mois de recherche difficile.  Ma chienne qui arrivera samedi aura amplement de place pour bouger même si je n’ai pas une coure extérieure comme d’habitude.  Ca me fait bizarre de me retrouver dans un appartement sur une route plutôt animée que dans un quartier tranquille comme j’ai connu dans les autres pays.  Des voitures, des klaxons, de la musique parfois et même derrière l’immeuble une scierie de bois.  C’est une cacophonie plutôt intéressante.  L’électricité nous vient 1 jour sur 2 et normalement ca commence à minuit jusqu’à 6h et ca revient à un moment dans la journée jusqu’ à minuit.  Le prochain jour on n’a rien du tout.  Donc quand l’électricité revient à minuit, les ouvriers de la scierie se mettre à travailler toute la nuit! Heureusement que j’ai des bons bouches oreilles.  

Samedi dernier je me suis aventurée dans le marché Bonfi (dans mon quartier) avec une amie canadienne.  C’était le chaos.  Il avait plu le matin donc c’était plein de boue, de gens, même des taxis qui essayaient de se faufiler entre les marchands.  Je cherchais surtout les légumes mais ne connaissant pas les prix et voyant l’état dans lequel ils étaient m’intimidait un peu. Je déteste marchander, je suis nulle quand c’est le temps de le faire! Grâce à ma copine qui est habituée puisqu’elle vient du Bénin à l’origine j’ai réussi à faire quelques achats de base.  Par contre, puisque je n’ai pas de frigo je dois faire attention à ce que j’achète.  Là je dois me convaincre d’y retourner dans les prochains jours, seule comme une grande pour faire mes achats.  

Sinon je commence à m’habituer à la ville de plus en plus.  Elle ne me plait pas plus qu’au départ mais au moins je me sens un peu plus à l’aise dedans.  Ce qui me dégoute le plus par contre c’est le manque d’hygiène à tous les niveaux.  J’ai fait quelques autres pays africains mais jamais je n’ai vu autant d’insalubrité.  La ville est salle.  Les caniveaux sont remplies d’ordures et d’eaux souillées, les mouches sont partout et se posent sur la nourriture que les femmes vendent au bord de la route.  Normalement je n’hésite pas à manger le ‘street food’ parce que mon estomac est habitué maintenant mais ici les dames ne couvrent pas la nourriture avec un plastique comme partout ailleurs.  Elles ont un genre de petit fouet qu’elle branle de bord en bord pour chasser les mouches.  Elles passent leur journée à faire ça mais les mouches s’y posent quand même.  Donc sachant que les mouches sont surement allées dans les caniveaux, dans les eaux souillées, etc. j’évite de manger ailleurs que chez moi ou dans les bons restos.  Conakry vient de vivre une crise de choléra assez intense mais les mêmes pratiques continuent.  A part traiter les cas de choléra je crois qu’il faudrait aussi penser à une campagne intense d’éducation sur l’hygiène de base. 

Bon sur ce je vous laisse. En passant, j’aimerais bien avoir de vos nouvelles, vos commentaires, etc. soit par courriel ou sur le blog.