mercredi 30 janvier 2013

Promesse tenue

Si ce n'est pas déjà fait, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2013.  Un mois déjà de passé dans la nouvelle année.  Je ne sais plus où le temps passe mais me voilà.

En relisant mon blog aujourd'hui je me suis rendue compte que ma promesse de vous décrire mon travail ici en Guinée plutôt que mes expériences sociales/personnelles n'a pas été tenue à 100%.  Très franchement, les 4 premiers mois en Guinée et au travail n'ont pas été un succès.  Vous l'avez surement constaté dans mes récits que la Guinée, Conakry surtout, c'est difficile et que les conditions de travail sont compliquées.

Me voilà aujourd'hui à mi-chemin de mon mandat en Guinée, épuisée et frustrée mais gardant tout de même un grain d'espoir pour la suite.  Je veux que les 4 prochains mois aient plus de positif que de négatif.  Je ne veux pas vous laisser avec une mauvaise perception de la Guinée et encore moins de l'Afrique et ni renforcer les stéréotypes sur le travail en développement international.  Oui il est évident que c'est un monde pénible, compliqué et parfois malhonnête mais il reste tout de même qu'il y a du bon dans tout ca.  Et, ce que j'aurai pu accomplir ici aura un impact, aussi petit ou grand qu'il sera. J'aurai changé quelque chose en quelqu'un ou dans une organisation.  Je risque de ne même pas le remarquer de mes propres yeux mais ca me reviendra d'une façon ou d'une autre.

Donc voilà je ne cache rien.  Dans les 4 premiers mois, je n'ai pu accomplir qu'un atelier et un rapport pour la CNOPG.  J'ai pu assister le CECI (l'organisation sous laquelle je suis volontaire) avec des sondages sur l'égalité hommes femmes qui ont servi aux préparatifs de la troisième phase de leur programme de partenariat avec le Canada.

Le travail prévu pour 2012 a été repoussé à 2013 par manque de financement pour les activités et à cause de conflits interpersonnel entre moi et mon homologue (je ne cache rien comme je vous ai dit).  Le conflit est règlé mais le travail en a souffert.  Pour les 4 derniers mois, je dois rédiger un guide d'outils pratiques en matière d'égalité hommes femmes (il est déjà en court de rédaction), préparer les modules d'une formation de formateur et animer cette formation au mois de mars, appuyer la mise en oeuvre du plan d'action du collège des femmes et évaluer la formation (donnée par ceux que j'aurai formé) des femmes membres du collège. En plus de tout ca, il y a la représentante en égalité du CECI pour l'Afrique de l'Ouest qui viendra en mission à la fin mars pour une semaine de travaille pour évaluer la programmation en égalité.

Normalement tout ce travail ne me stresserait pas. Mais (encore là je vais être très honnête) le plus de temps que je passe ici et que les choses sont à un rythme hyper lent, le plus que je me conforme au mode de travail.  Donc, la motivation et la concentration que j'ai normalement perdent un peu de leur force.  Ca me déçoit énormement d'en être arrivé à cela. Je sais que je ne suis pas la seule volontaire à subir ceci mais quand même, c'est très gênant.  Hier je me suis rendu compte que je devais m'y remettre car sinon je risque de ne pas atteindre les résultats qui sont attendus et je risque de devenir blasée par un sujet qui me passionne.  Je me dis que peut-être en écrivant ca publiquement je me créer une certaine pression et je prends un engagement de donner mon 110% et retrouver la professionnelle que je suis.

Ouf...je crois en avoir dit assez, peut-être même trop.  Peu importe, je tiens ma promesse, de vous décrire ce que je fais réellement ici et ce que je souhaite atteindre d'ici le début du mois de juin.

A bientôt!