vendredi 29 mars 2013

Un regain d'énergie


Me voilà à 2 mois de la fin de mon mandat avec la CNOP-G.  Le temps passe vite et les choses n’avancent malheureusement pas comme je l’aurais souhaité.  L’indisponibilité de mon homologue continue d’être problématique et évidemment le retard dans l’obtention du financement annuel.

À ce jour, j’ai pu terminer le guide d’outils pratiques qui est maintenant entre les mains de mon homologue pour révision, surtout en matière d’adaptation des outils au contexte local et agricole. J’attends les commentaires et le travail d’équipe pour pouvoir le finaliser et ensuite finaliser mes modules de formation.  La formation aura lieu en avril pour les points focaux responsables de la question égalité entre femmes et hommes dans les 4 régions naturelles de la Guinée. Le plus important à ce point-ci de mon mandat est de pouvoir terminer ces outils et assurer que le personnel de la CNOP-G ici à Conakry et les points focaux régionaux puissent s’approprier des outils et les utiliser correctement même après mon départ.  

Je devrai aussi entamer une réflexion sur l’élaboration d’une politique égalité entre femmes et hommes au niveau de la CNOP-G.  Après plusieurs mois passés ici, je me suis rendu compte que, malgré la volonté de certaines personnes à promouvoir l’égalité des droits et des chances entre femmes et hommes, cette question doit être internalisée et appropriée par l’organisation d’abord.  En ayant une politique EFH organisationnelle, tout le personnel (peu importe le niveau de responsabilité au sein de la structure) sera responsable de mettre en œuvre la pratique de l’égalité, tant dans leurs relations de travail qu’au niveau des programmes et projets de l’organisation.  En 2 mois je n’aurai pas le temps de faire la politique EFH mais je pourrai au moins examiner les documents internes (mandat, statut) de la CNOP-G et apporter des suggestions pour le processus.  Restera à voir après s’ils iront de l’avant avec l’élaboration de la politique.

Finalement, cette semaine, nous avons reçu la visite de la conseillère EFH régionale pour l’Afrique de l’Ouest du programme canadien qui m’envoi (UNITERRA). Elle est venue du Sénégal pour faire le suivi de la mise en œuvre des activités EFH puisque nous sommes à une année de la fin du programme.  J’avoue que sa visite ma redonnée de l’énergie et de la motivation pour le peu de temps qu’il me reste ici.  Son engagement et sa vision des choses m’a sorti de mon trou (duquel je ne croyais pas pouvoir sortir) et m’inspire à foncer plus fort et insister pour que les choses changent et aillent de l’avant.  Je suis venue ici pour faire un travail et j’ai l’intention de réaliser cet objectif.  

Sur ce, je vous souhaite une excellente Pâques avec vos familles et ami(e)s. Profitez bien des beaux moments et du surtout du chocolat ;-)  Si quelqu’un veut me garder des ‘Cadbury Mini-Eggs’ pour mon retour je serais bien contente!

mercredi 30 janvier 2013

Promesse tenue

Si ce n'est pas déjà fait, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2013.  Un mois déjà de passé dans la nouvelle année.  Je ne sais plus où le temps passe mais me voilà.

En relisant mon blog aujourd'hui je me suis rendue compte que ma promesse de vous décrire mon travail ici en Guinée plutôt que mes expériences sociales/personnelles n'a pas été tenue à 100%.  Très franchement, les 4 premiers mois en Guinée et au travail n'ont pas été un succès.  Vous l'avez surement constaté dans mes récits que la Guinée, Conakry surtout, c'est difficile et que les conditions de travail sont compliquées.

Me voilà aujourd'hui à mi-chemin de mon mandat en Guinée, épuisée et frustrée mais gardant tout de même un grain d'espoir pour la suite.  Je veux que les 4 prochains mois aient plus de positif que de négatif.  Je ne veux pas vous laisser avec une mauvaise perception de la Guinée et encore moins de l'Afrique et ni renforcer les stéréotypes sur le travail en développement international.  Oui il est évident que c'est un monde pénible, compliqué et parfois malhonnête mais il reste tout de même qu'il y a du bon dans tout ca.  Et, ce que j'aurai pu accomplir ici aura un impact, aussi petit ou grand qu'il sera. J'aurai changé quelque chose en quelqu'un ou dans une organisation.  Je risque de ne même pas le remarquer de mes propres yeux mais ca me reviendra d'une façon ou d'une autre.

Donc voilà je ne cache rien.  Dans les 4 premiers mois, je n'ai pu accomplir qu'un atelier et un rapport pour la CNOPG.  J'ai pu assister le CECI (l'organisation sous laquelle je suis volontaire) avec des sondages sur l'égalité hommes femmes qui ont servi aux préparatifs de la troisième phase de leur programme de partenariat avec le Canada.

Le travail prévu pour 2012 a été repoussé à 2013 par manque de financement pour les activités et à cause de conflits interpersonnel entre moi et mon homologue (je ne cache rien comme je vous ai dit).  Le conflit est règlé mais le travail en a souffert.  Pour les 4 derniers mois, je dois rédiger un guide d'outils pratiques en matière d'égalité hommes femmes (il est déjà en court de rédaction), préparer les modules d'une formation de formateur et animer cette formation au mois de mars, appuyer la mise en oeuvre du plan d'action du collège des femmes et évaluer la formation (donnée par ceux que j'aurai formé) des femmes membres du collège. En plus de tout ca, il y a la représentante en égalité du CECI pour l'Afrique de l'Ouest qui viendra en mission à la fin mars pour une semaine de travaille pour évaluer la programmation en égalité.

Normalement tout ce travail ne me stresserait pas. Mais (encore là je vais être très honnête) le plus de temps que je passe ici et que les choses sont à un rythme hyper lent, le plus que je me conforme au mode de travail.  Donc, la motivation et la concentration que j'ai normalement perdent un peu de leur force.  Ca me déçoit énormement d'en être arrivé à cela. Je sais que je ne suis pas la seule volontaire à subir ceci mais quand même, c'est très gênant.  Hier je me suis rendu compte que je devais m'y remettre car sinon je risque de ne pas atteindre les résultats qui sont attendus et je risque de devenir blasée par un sujet qui me passionne.  Je me dis que peut-être en écrivant ca publiquement je me créer une certaine pression et je prends un engagement de donner mon 110% et retrouver la professionnelle que je suis.

Ouf...je crois en avoir dit assez, peut-être même trop.  Peu importe, je tiens ma promesse, de vous décrire ce que je fais réellement ici et ce que je souhaite atteindre d'ici le début du mois de juin.

A bientôt!